Voir Chablis sans se noyer dans le serein… via Pascal.

Amis du #roadwinetrip, bonjour !
Depuis quelques temps déjà je vous emmène découvrir la Bourgogne, celle « d’en bas », avec ses rouges si connus. Ce weekend, j’ai décidé de vous faire découvrir celle « d’en haut », et c’est dans le Chablisien que je vous fais voyager.

Au travers de ses quelques 5000 ha, où seul le cépage de Chardonnay y est planté. Son sous-sol vieux de plus de 150 millions d’années lui permet d’exprimer au mieux sa personnalité, son caractère, et il mûrit dans des conditions idéales, sous un climat semi-continental, lui permettant d’atteindre un bel équilibre entre sa richesse en sucre et sa fraîcheur.

Les vins de Chablis sont des vins blancs secs qui se distinguent par leur pureté, leur fraicheur, leur finesse, leur minéralité. Le cépage Chardonnay s’exprime à Chablis comme nulle part ailleurs.

4 grandes appellations (Petit Chablis, Chablis, Chablis 1er cru et Chablis Grand Cru) sont travaillées sur des territoires bien définis. Le niveau d’exigence y est crescendo.

Si la ville de Chablis date de l’époque Gallo-romaine, c’est surtout en 867, quand le roi Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne, offrit aux chanoines de Tours l’ensemble du fief (monastère, églises, village et ses serfs)on y abrita d’ailleurs les reliques de St Martin (nom de la collégiale d’aujourd’hui).

La vigne y fut développée jusqu’à la grande épidémie du phylloxera au XIXe siècle. La ville, elle fut détruite lors des bombardements de notre deuxième guerre mondiale. Mais, c’est sans compter sur la volonté bourguignonne ; dès 1960, la mécanisation permit de développer le vignoble et surtout de le travailler de façon plus qualitative encore. Chablis retrouvait alors ses lettres de noblesse.
Ce que nous avons pu boire !! et oui, les amis, c’est quand même un peu ce qui vous intéresse…

Chablis « Les sarments » 2010. Nous avons ouvert ce flacon pour venir l’associer à quelques délices de la mer. Huitres fines de claires de Marennes, et surtout, un remarquable bar de ligne que nous avons fait griller sur un lit de romarin… Après cuisson, c’est d’une huile d’olive aromatisée (faite maison et conservée avec toujours ma patience) qui est venue napper légèrement notre bar sublime.
Le vin, le vin, le vin… Je vous entends demander ! Voilà, j’y arrive…
La robe est claire, or pâle. Dès le premier nez vif, on y perçoit la minéralité, un peu de pomme de citron mais aussi de la fleur blanche. Au palais, ses arômes gardent longtemps leur fraîcheur. Et la montée en goût est immédiate, tambour-battant ! Long en bouche, on y perçoit ces notes d’agrumes si agréables sur les plats avec lesquels nous avions choisi de le déguster.
Voilà, encore une belle occasion de profiter de cette belle région. On y trouve tout ce qui est à même de séduire un petit épicurien. Histoire, archéologie, nature, des endroits de loisirs, de pêche, de picnic, un vignoble splendide, bien travaillé, et des marchés qui vous aideront à découvrir tant d’autres produits locaux (celui de Toucy est très sympa).
Bonne ballade sous ce beau soleil de printemps, et à bientôt, le long d’une route, au coin d’une table, ou à partager verre ou chopine…

Pascal – WineRoadTripper